INSERTION SCOLAIRE


Le centre des Savoirs « Le Grand’Anselais »
Devant l’impérieuse nécessité de protéger les enfants et d’encadrer les jeunes décrocheurs démunis, la FGS-ÉDUGAH crée un centre de formation scolaire de base solide pour développer leur plein potentiel. La formation scolaire est combinée à l’apprentissage d’un métier comme inclus dans les programmes du nouveau secondaire selon les déclinaisons du Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) répondant aux différences pédagogiques importantes dans diverses situations.

INSERTION SOCIALE


La FGS ÉDUGAH offre aux participants une formation spéciale en entrepreneuriat, des ateliers sur l’organisation du travail, une expérience en éducation coopérative et l’initiation aux groupes professionnels. Par la suite, la FGS  les place sur le marché du travail dans de meilleures conditions de vie permettant leur évolution efficace dans la société avec l’accompagnement des parents.
L’élève pourra rejoindre ailleurs et  au-delà des frontières les autres jeunes dans cette vision d’un monde meilleur par sa propre prise en charge, celle de son  milieu de vie où le respect, le partage, l’amour fraternel, le patriotisme, le travail guideront ses actions citoyennes.
Des parents volontaires sont agrégés au programme professionnel de ces jeunes pour solidifier les fondements de la famille et les aider à  lutter efficacement contre la pauvreté et la corruption.

APPUI EN ÉDUCATION

L’appui en éducation se concrétise, dans les écoles de la Grand’ Anse ou d’ailleurs qui le désirent, dans les programmes  suivants :

Gestion et administration scolaire;
Formation initiale des Maîtres; 
Accompagnement  des formateurs des  Maîtres en cours d’emploi;
Perfectionnement professionnel et volontaire des maîtres en cours d’emploi;
Production et distribution de matériels  pédagogiques.

 En assistant et en encadrant des institutions de formation formelle, entre autres les écoles, le corps professoral de la région, le tout intéressé à améliorer les pratiques pédagogiques, la FGS ÉDUGAH s’appropriera  cette démarche pour enclencher la mise en place d’un programme visant à contribuer à  mieux outiller ses partenaires enseignants dans  leur noble mission et responsabilité. Ce renouveau pédagogique proposé vise à  développer et à renforcer des compétences telles : modes de penser, techniques de travailler, familiarisation et manipulation d’outils de travail, intégration de la technologie, développement et utilisation d’aides pédagogiques par champ de compétences pour faire de  l’élève un véritable acteur participant et responsable  de son apprentissage. Ultimement, ce renouveau pédagogique vise à aider les milieux de formation  à développer chez les élèves la pensée critique, la créativité, le sens de l’autonomie, la notion de  survie, le devoir du partage de responsabilités, le sentiment du patriotisme.  Ceci a lieu dès le début de leur formation non seulement pour leur réussite personnelle mais aussi pour leur participation à l’avancement de leur  pays à titre de citoyennes et de citoyens conscientes et conscients du rôle à assumer dans une perspective de développement durable. 

FAITS INDÉNIABLES 

 Beaucoup d’élèves ne franchissent ou ne franchiront pas les portes d’une institution postsecondaire.
Tous les diplômés, malgré leur employabilité ne décrocheront  pas tous un emploi à la fin de leurs études.
Eu égard à notre conjoncture socio-économique, ces finissants soit du secondaire ou du post secondaire grossissent le nombre des chômeurs avec toutes les tristes conséquences sociales et économiques imaginables.
Dans le  cas d’une embauche, ce n’est pas toujours dans le domaine d’études complétées et selon des critères définis qu’ils seront appelés.
Beaucoup de ces finissants décrocheront un emploi pour lequel ils n’avaient besoin d’aucune formation sauf plutôt d’un lien administratif souvent politique.
Beaucoup de jeunes abandonnent l’école par un manque de services d’identification de leurs difficultés et ou de leurs besoins pour exploiter leur potentiel humain.
Bon nombre de ces jeunes frôlent la délinquance ou deviennent des  contrevenants aux lois du pays et aux règlements  moraux de la société.
Beaucoup de ces jeunes sont à la solde des criminels et deviennent un problème très sérieux pour la paix sociale et pour eux-mêmes, évidemment.

Il faut  reconnaître et admettre que nous ne sommes pas tous dotés du même bagage pour une même destination, d’où la nécessité d’offrir aux élèves différents miroirs pour mieux se reconnaître, s’accepter et faire un choix judicieux  sans complexe pour leur bien-être personnel et collectif. Partant de ces faits incontestables,  la F G S ÉDUGAH  propose  à la Grand’Anse une école des savoirs regroupant le programme combiné de formation scolaire et d’apprentissage des métiers offrant ainsi aux jeunes  une formation complète de survie tout en tenant compte de leurs difficultés scolaires et sociales.
 
Tel que mentionné plus haut, la Fondation verra à la préparation des jeunes pour le marché du travail ambiant avec l’implication des parents pour l’émancipation sociale et économique  de ces derniers.

Réflexions sur nos interventions


TANT VAUT L’ÉCOLE TANT VAUT LA NATION

Une  telle affirmation suppose qu’indubitablement le développement  global d’un pays, encore plus son rang comme Nation distincte sur la scène mondiale, repose sur l’éducation formelle et informelle transmise par des institutions. Cependant, l’analyse socio-politique actuelle d’Haïti, dirigé par des autorités scolarisées élues ou nommées dans l’intérêt de la Nation, nous incline à nous questionner sur la pertinence conjoncturelle du  « Tant vaut l’école tant vaut la Nation. »
 
La prestation d’une éducation de haute qualité pour tous est essentielle et fondamentale  pour favoriser une cohésion sociale dans une société inclusive où le respect, l’équité, la justice sont   les assises des valeurs communes permettant d’assurer le bien-être de tous les citoyens. La situation chaotique entravant de toute évidence l’avancement du pays est irréfutablement imputable aux dirigeants d’hier et d’aujourd’hui  certifiés de nos écoles, diplômés de nos facultés et bénéficiaires d’un environnement éduqué. De là, est-ce à dire que ces pôles ont manqué et ont failli à leur mission? Répondre positivement à cette question serait méconnaître la fierté, le souci et les luttes de ceux et celles qui ont fréquenté ces mêmes institutions et qui,  par leur militantisme ou leurs rêves, ont tenté de doter  le pays de son titre de Nation digne de ce nom et qui  y aspirent encore.
 
Les écoles pullulent dans tout le pays échappant au contrôle et à la vigilance des autorités ou tout simplement bénéficiant de leur indifférence complice. Et c’est là, en partie, ce qu’on a fait de l’école en Haïti, et c’est  là,  indéniablement en grande partie la faiblesse et l’échec de notre Nation. Nous reconnaissons en l’école le lieu idéal de la transmission  des savoirs, du savoir- faire, du savoir-être, du savoir-vivre et une source inépuisable de connaissances. Toutefois, au-delà de l’accumulation des connaissances livresques dans le creuset de la mémoire des finissantes et finissants, les écoles plus responsables dans leur mission doivent envisager l’aspect de la mise en application de ces dites connaissances profitables à l’individu et au pays. Qu’il leur soit offert des occasions pour réinvestir ces acquis  de manière pratique et concrète. Qu’à ce niveau, nos jeunes ne soient pas non plus simplement robotisés par des compétences dans l’exécution d’une tâche professionnelle, mais que la pensée critique, la dimension humaine, dans leur formation scolaire continue, soient développées par les valeurs de base : le respect, la justice, l’équité, l’altruisme, la responsabilisation, l’autonomie, la prise de conscience. Et, pour se hisser à la hauteur de fiers protecteurs de la Nation, que la notion d’éducation  à la citoyenneté soit inhérente à leur formation dès les premiers pas au seuil de  l’école !
En résumé, tenant compte  qu’une bonne gestion d’école est impérieuse pour le plus grand profit des élèves, la réputation de l’institution, le développement communautaire et l’avenir de la Nation,  il s’avère important que l’administration scolaire repense à ce rôle et  qu’elle agisse en conséquence.

Nous  reconnaissons donc que : « Tant vaut l’école tant vaut la nation. », désigne l’école comme cette avenue  incontournable pour bâtir, consolider les forces et l’avancement d’une nation lorsque les citoyennes et les citoyens reçoivent une formation adéquate, adaptée à l’évolution du monde en constants changements.
Elle est cette cellule sociale dynamique où s’activent aussi des gestionnaires  politiques, des directions d’écoles et plus crucialement le corps professoral. Comme il y a toujours lieu  de revoir sa mission, sa vision et sa politique comme gestionnaires de lieux  d’enseignement, pour être plus efficaces,  la FGS  ÉDUGAH offre  sa collaboration, son assistance pour l’amélioration de la gestion actuelle de l’éducation par des ateliers destinés aux directrices et directeurs des écoles dans la Grand’Anse.

TANT VAUT LE MAÎTRE TANT VAUT L’ÉLÈVE

«Tu me dis, j'oublie.
Tu m’enseignes, je me souviens.
Tu m'impliques, j'apprends. »
Tu es mon modèle mais tu me rends autonome.

Pour l’amélioration de la gestion actuelle, la FGS -ÉDUGAH se propose de collaborer avec les formateurs, les maîtres en cours  d’emploi  et  à  la formation  initiale  des futurs maîtres pour que réellement la tâche d’enseigner  se manifeste concrètement  comme le pense Jean Rostand soit à :
«Former les esprits sans les transformer, les enrichir sans les endoctriner, les aimer sans les enrôler, leur communiquer une force dont ils puissent faire leur force, les séduire au vrai pour les mener à leur propre vérité, leur donner le meilleur de soi sans attendre ce salaire qui est la ressemblance »

«Tant vaut le maître tant vaut l’élève» Il revient au corps professoral  la délicate  et honnête responsabilité  d’accompagner les jeunes dans leur apprentissage et c’est de là son efficacité de faire émerger les talents selon  son engagement et sa dévotion  et selon l’émotivité des  divers membres du groupe.
 
De ce constat, l’enseignant ou le maître est  la personne qui a la plus grande influence sur  les élèves. Il  leur est un  Modèle, un Maître sans asservissement. Le rôle du corps professoral est d’avoir indiscutablement une bonne connaissance de la matière, une bonne gestion de classe, des apprentissages et du curriculum pour être plus efficace et maximiser le rendement de l’élève et assurer sa réussite.

Dans ce contexte, et plus concrètement,  La FGS ÉDUGAH envisage donc d’animer des ateliers de perfectionnement destinés aux Maîtres désireux d’améliorer leur enseignement pour être plus efficaces dans :

La planification des cours
La gestion des apprentissages
Les techniques de travail
La préparation des outils pédagogiques
L’évaluation des élèves

COMMENTAIRES

L’idée de préparer les élèves à des études postsecondaires  semble une fin en soi. Ce faisant de façon exclusive, on étouffe et on tue  les autres habiletés naissant en eux et du même coup on leur enlève les possibilités d’être fonctionnel face à un éventuel échec aux examens officiels de fin d’études secondaires. En plus, crée-t-on chez eux cette croyance ou le sentiment qu’ils sont incapables ou ne sont pas faits pour utiliser leurs mains autre que pour écrire seulement.
 
Dans un autre ordre d’idée, c’est créer chez eux un complexe de supériorité, par exemple, face au boulanger qui lui fournit du pain sans lequel ils mourraient de faim, au  mécanicien sans qui ils changeraient de voiture à chaque panne, au plombier sans qui  ils n’auraient pas d’eau, à  l’électricien sans qui ils demeureraient dans la noirceur. Les inégalités sociales et l’oisiveté viennent en partie de cette ignorance de la valeur des métiers malgré le fait d’être si souvent sollicités  à bon escient.

NOS  CONSTATS

Des enseignants ont besoin d’un perfectionnement  professionnel pour s’acquitter plus efficacement de leurs tâches;

L’embauche d’un  personnel enseignant non certifié dans beaucoup d’écoles en Haïti  ne conduit pas à la formation souhaitée des élèves;
L’absence de matériel pédagogique lors de nos observations en classe rend l’apprentissage trop basé sur la mémoire;
La demande de certaines écoles pour de nouvelles pratiques pédagogiques mettant les élèves au cœur de leur apprentissage;
L’insuccès de trop de jeunes par manque d’encadrement professionnel;
Le décrochage des jeunes en difficulté par manque de service appropriés;
Des jeunes alphabètes ou sous scolarisés qui traînent dans les rues vivant dans la misère, exposés à la corruption;
Des parents  dépourvus et désemparés sans issus de secours;
Le taux de chômage en croissance quotidienne;
Des mineurs et des jeunes trop longtemps en détention préventive sans assistance scolaire et sociale.

NOS CITATIONS

«Si ton plan est pour un an, plante du riz. Si ton plan est pour 10 ans, plante des arbres.  Si ton plan est pour 100 ans, éduque les enfants. »   Conficius


«L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » Nelson Mandela
                                                                                              
«L’éducation ne change pas le monde. L’éducation change les gens. Les gens changent le monde. » Paulo Freire

« Ce n’est pas seulement  le monde qu’il s’agit de changer, mais l’homme. » André Gide

«L’éducation a pour objet de superposer à l’être individuel  et asocial que nous sommes en naissant, un être entièrement nouveau. Elle doit nous amener à dépasser notre nature initiale : c’est-à-dire à cette condition que l’enfant deviendra un homme. » Emile Durkheim

«La lutte contre la pauvreté n’est pas un acte de charité. C’est un acte de justice. C’est la protection des droits fondamentaux de l’homme, de son droit à la dignité et à une vie décente. »   Nelson Mandela

«Nous ne devrions pas craindre la différence, le plus à craindre, c'est l'indifférence. » Christophe Tavernier

DES OUTILS PÉDAGOGIQUES

Développer  et  proposer  des  outils pédagogiques  pour  faciliter  l’enseignement et  l’apprentissage  des  matières. Un outil pédagogique n’est autre qu’un support associé à une démarche visant à apprivoiser, à comprendre et à apprendre. Ce support doit être élaboré ou utilisé de façon cohérente par tout membre du corps professoral pour être un outil au service de l’apprenant dans un souci de culture communautaire.

Le but recherché par un enseignement efficace est un apprentissage efficace qui rend l’élève acteur de son rendement maximum dans sa prise en charge autonome. D’où la nécessité très pertinente  des outils pédagogiques.

Dans la gestion du processus d’apprentissage, il faut tenir compte, non seulement des ressources financières disponibles mais plus encore du potentiel humain actif,  des besoins individuels, des besoins éducatifs de la clientèle  que des  outils pédagogiques peuvent nous aider à combler. Il faut donc les créer ou s’en inspirer lorsqu’ils sont  disponibles. 
 
Une bonne connaissance de la matière est certes importante mais  il faut l’harmoniser avec  une  maîtrise effective des techniques d’enseigner et des bonnes pratiques étant elles-mêmes des outils pédagogiques  pour  favoriser l’apprentissage de l’élève au maximum de son potentiel.

Nos axes  de travail

Les  nouvelles pédagogiques émergentes;
Les outils pédagogiques pour une mise en application profitable;
L’intégration de  la technologie au service de l’apprentissage;
La mise en place des services aux jeunes et à leurs parents pour une meilleure intégration et intervention sociale. 


Notre Credo

Une administration scolaire plus efficace pour de meilleurs résultats : «Tant vaut l’école tant  vaut la nation.»
Un enseignement plus efficace pour un apprentissage plus efficace et plus profitable : « Tant vaut le maître tant vaut l’élève.»
Un engagement humain :  «Tout être humain est un trésor inexploité possédant un potentiel illimité.»

 Un souci citoyen : «Nous sommes tous responsables ou nous sommes tous complices! »